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VERSION FRANÇAIS

HISTOIRE DU LABEL DISCOGRAPHIQUE


Discos Melopea est un label créé par Litto Nebbia aux fins de diffuser la musique argentine de qualité.
Depuis 1989, il produit et édite un large catalogue qui compte aujourd’hui plus de 500 titres, représentant des genres comme le Tango, le Folklore, le Jazz argentin, la Fusión, la musique du Río de la Plata, le Flamenco et le travail de Nebbia lui-même, parmi tant d’autres.

Au fil du temps, des artistes comme Roberto Goyeneche, Adriana Varela, Rubén Rada, Roberto Fats Fernandez, Cuchi Leguizamón, Dúo Salteño, Andrés Calamaro, Hugo Fattoruso, Atahualpa Yupanqui, Enrique “Mono” Villegas, Leda Valladares, Susana Rinaldi, Antonio Agri et Nebbia lui-même, parmi beaucoup d’autres, ont laissé leur marque dans la discographie Melopea et ont donné naissance à d’excellentes oeuvres musicales.

Le label Melopea possède son propre studio d’enregistrement.
Studio du Nouveau Monde (Estudio del Nuevo Mundo), où sont enregistrées la majeure partie de ses productions depuis plus de 20 ans.



MELOPEA: comment ça a commencé

Depuis tout petit, l’un de mes plus grands rêves, c’était de pouvoir FAIRE DES DISQUES.
Compliqué comme rêve pour un enfant qui habitait avec ses parents une chambre dans un foyer et qui bien évidemment ne possédait même pas un tourne-disque.

La Vie a déroulé son cours et je suis devenu Musicien, Compositeur, Arrangeur et Producteur.
Je me suis rendu compte de ce que c’est que faire des disques... entendez-moi bien... Faire MES propres disques.

Monter de bout en bout ce que je veux produire, ce qui me passe par la tête, ce qui me mobilise et à quoi j’attache du prix, ce pour quoi j’éprouve respect et admiration. Créer.
Or j’ai eu beau acquérir du métier, je n’ai jamais cessé d’avoir des problèmes avec le personnel des grandes firmes.

Jamais je n’ai réussi à comprendre pourquoi.
Rien que dans mon adolescence, je leur ai mitonné trois ou quatre choses qui se sont maintenant vendues à plus de 2 millions d’exemplaires.

J’ai bâti un style, un type de chanson et une dynamique dans la manière de chanter qu’on copie encore un peu partout de nos jours. Alors pourquoi est-ce qu’il faudrait que je m’entende mal avec tel ou tel ?
C’est exactement pour cela que je me suis mis à mon compte. J’ai choisi ma Liberté.
Je n’ai laissé personne me prendre la tête avec je ne sais quel devoir de devenir un artiste millionnaire et d’exploser le Marché en m’installant en tête des rayons chez les disquaires.
Aujourd’hui, alors que l’Art, la véritable mission de l’Art a fait place à des discours sur la façon dont les produits seront emballés demain. La connaissance du Marketing : rating, packaging, tendances de fond, distribution, commandes et autres foutaises, pour moi ce qui reste l’essentiel, c’est encore et toujours de graver un bon disque.

Et dans ce disque, il doit y avoir ce que j’aime, ce que j’écris, ce que je ressens.
Je ne dois pas me soucier de ce que pensent les autres : ni les journalistes, ni les critiques, ni les commentateurs à la radio.

Je suis devenu maître chez moi simplement parce que j’aime ce que je fais.
J’aime les disques auxquels je donne corps. J’ai un programme extrêmement bien organisé depuis de nombreuses années, avec tout ce que je vais faire et grâce à ça, je n’ai besoin de l’avis de personne.
Et encore moins d’être Quelqu’un, de me faire décerner des Récompenses ou de me faire tresser des Lauriers.
En fait, c’est simple comme bonjour : tu te réveilles et ta journée, tu en fais ce que tu veux...

Litto Nebbia
Octobre 2008



ESTUDIO DEL NUEVO MUNDO (NEW WORLD STUDIOS)


Mariano Acha 3037, quartier de Villa Urquiza.Cette adresse et ce pavillon, une ancienne fabrique de chaussures, allaient désormais être ceux de Marta Nebbia, la mère de Litto. On était en 1982, l’année de la naissance de sa petite-fille, Miranda Nebbia. Et ce qui avait causé ce déménagement, c’était son besoin de s’installer près d’elle.

Entreprenante et sans cesse en train de mettre en oeuvre des idées novatrices, elle commença par demander à Litto pourquoi après les concerts, il ne rangerait pas ses instruments dans une partie de l’ancienne fabrique qui était restée vide.

Au bout d’un certain temps, elle lui suggéra de poser un bout de tapis et d’arranger un peu la pièce pour pouvoir s’en servir comme salle de répétition.
Et puis elle fit un pas de plus en imaginant d’avoir un jour un studio d’enregistrement pour que Litto puisse créer sur place toute la musique qui pouvait lui passer par la tête. Il a fallu à peu près 4 ans pour avoir un studio fonctionnel, pour cause de conjoncture économique. Chaque week-end, Litto arrivait à tirer assez d’argent de ses concerts pour que deux ou trois ouvriers du bâtiment puissent mettre à bas toute la structure de ce qui avait été un négoce de bottier et remontent ensuite de nouvelles cloisons. Il avait en tête non pas d’en faire un lieu plus ou moins "réaménagé" mais bel et bien un lieu répondant aux besoins de son projet.

Tout cela sous la supervision d’Alejandro Rodríguez, un ami de cette époque-là, qui était ingénieur.
Tout cela se passait au moment où Nebbia venait de se dégager d’anciens contrats avec ses labels discographiques. La vieille firme dans laquelle il enregistrait ses disques depuis son adolescence, la RCA, était en train d’être démantelée et passait sous le contrôle d’une autre entreprise. A cette époque, Litto eut les moyens de s’offrir une console de mixage NEVE et quelques micros.

Mais le studio n’était pas encore debout et le producteur manquait toujours à l’appel.
Parallèlement, il retrouva Salvador Barresi, un preneur de son de légende qui avait travaillé sur la plupart des disques de Los Gatos et sur les premiers albums de soliste de Litto lui-même. Quand ils se revirent, Litto lui fit visiter la maison et lui demanda ce qu’il penserait d’avoir un studio à soi. Plus tard, Salvador arriva à un rendez-vous avec, sur une planche, un plan de Projet de Studio d’enregistrement.

Quelque chose de petit mais qui faisait la synthèse des besoins de Litto en matière d’expression artistique.
Une cabine qui aurait grosso modo la même capacité que le studio d’enregistrement et sur la planche une série de détails esthétiques qui te faisaient penser à une bonne vieille maison de style anglais.
Peut-être le plus beau dans toute cette histoire, c’est que sur son plan Salvador avait donné un nom au studio : il l’avait appelé Le Nouveau Monde (El Nuevo Mundo).
Et pour bien mettre les points sur les i à Litto, il lui expliqua qu’avec ce studio, c’était une Nouvelle Vie, un Nouveau Monde qui commenceraient pour lui.

C’est de là que vient le nom de Studio du Nouveau Monde (Estudio del Nuevo Mundo).
Ce fut Edgardo Rapetti et Mario Sobrino, deux techniciens qui travaillaient à l’ancienne RCA, qui furent les chefs opérateurs dès les débuts du studio.
Au bout de la deuxième année, Rapetti est parti se mettre à son compte avec son propre studio. Depuis lors, l’ingénieur du son et celui qui mastérise aussi tout ce qui se produit à Melopea, c’est Sobrino.

Le 9 novembre 1988, pour la première fois, on appuya sur le bouton du Studio du Nouveau Monde. Et, histoire d’étrenner le matériel, on enregistra Tema de Petreca (Chanson de Petreca) : Nebbia était au piano, Bernardo Baraj au saxo ténor et Luis Borda, l’auteur de la chanson, à la guitare.Dans ce studio d’enregistrement, des centaines de musiciens sont passés depuis...
Roberto “Polaco” Goyeneche, Adriana Varela, Osvaldo Tarantino, Victor Biglione, Antonio Agri, Walter Rios, Roberto “Fats” Fernandez, Manolo Juarez, Hugo & Osvaldo Fattoruso, Eduardo Lagos, Rubén Rada, Fernando Suarez Paz, Néstor Marconi Zé Renato, Roberto Grela, Wynton Marsalis, Gustavo Bergalli, Walter Malosetti, Erling Kroner, Baby Lopez Furst, Andrés Calamaro, Suma Paz, Tito Reyes, Dúo Salteño, Leopoldo Federico, Osvaldo Berlingieri... Pour n’en citer que quelques uns dans les différents genres musicaux. La liste interminable, on peut l’établir en passant au peigne fin le Catalogue de Discos Melopea avec, sur ces 20 années, la réalisation de 400 albums.Le studio possède un piano acoustique demi-queue nord-américain Wissner. Un vaste choix de pianos électriques, synthétiseurs, guitares, basse et éléments de percussion.

La glorieuse et légendaire console de mixage NEVE.
Prestigieux outil créé par Rupert Neve, sur laquelle les Beatles et Les Kinks ont gravés leurs premiers albums. Frank Zappa, au sommet de sa gloire, a fini par en acquérir une pour son propre studio.
Les enregistrements qui se réalisent à Nuevo Mundo, c’est un mixage de cette console et de quelques uns des nouveaux systèmes digitaux.



PENTIMENTO


Pentimento Records est un département de Discos Melopea, créé à la suite de la publication de la collection Beatles SongBook.

L’idée était de rassembler toute la musique produite par Melopea dans la catégorie Oldies dans un espace spécifique doté d’une identité graphique propre à l’intention des collectionneurs de classiques du monde de la musique et des artistes qui en font partie.

Pentimento Music est une maison d’édition de partitions de musique en majeure partie composée par Nebbia et qui a, inscrites à son catalogue, plus de 500 oeuvres déposées.



LUMINARIA FILMS: L’audiovisuel de Melopea


Luminaria Films est née d’un projet de Melopea, qui à la mi-1990 a commencé à réaliser et à sortir des films. L’idée était de constituer un corpus d’archives historiques sur les grands musiciens qui sont passés par le Studio du Nouveau Monde (Estudio del Nuevo Mundo).

Grâce à cette idée, qui va au-delà de la musique, une vaste collection de documents a été constituée sur de grands moments appartenant à des séances d’enregistrement, avec une excellente qualité musicale qui mérite d’ être vue et non pas seulement écoutée.
Ont été restitués, sous forme de film, des récitals et des séances d’enregistrement de Grands Artistes ainsi qu’un fonds documentaire sur le monde de la musique de notre temps.

Au début, on a édité des vidéos. Par la suite, on les a reprises en format DVD.
L’audiovisuel de Melopea a ainsi peu à peu grossi au point qu’on a décidé de regrouper toute cette pellicule sous le signe de Luminaria Films.